
Au cour du village, en face de la Mairie, l'église est située à la jonction de deux rivières, le Salat et l'Esbints. L'édifice, autrefois fortifié, a été agrandi au XVIIIe siècle. Vous remarquerez, près de la chaire, une inscription commémorative célébrant l'achèvement des travaux et la nouvelle consécration de l'église le 29 août 1762. Ces modifications ont bouleversé la disposition initiale du bâtiment, et le chour n'est plus orienté.
A l'origine, on entrait dans l'église par une porte du côté de la rue du Roy, aujourd'hui murée mais toujours visible. Non loin d'elle, près d'un bas-relief orné d'angelots tenant un écusson, une plaque en pierre commémore la construction du clocher en 1541 :
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La façade d'entrée actuelle, inspirée du baroque espagnol (fronton à volutes et boules de faîtage) a été construite au XVIIIe siècle. Elle est inscrite sur l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, ainsi que le tambour de la porte. Sur la cloche de son campanile figure l'inscription « 1581 ».
Le superbe chrisme trinitaire, placé en remploi dans le contrefort à droite de l'entrée, date probablement du XIIe siècle. Enfin, vous découvrirez au-dessus de l'une des fenêtres de la sacristie, un modillon roman sculpté d'une tête d'ours, témoin de l'existence d'un culte attesté dans les sociétés antiques et le Haut Moyen- Age chrétien.
Le mobilier, classé, a été renouvelé à la faveur des travaux d'agrandissement dans les années 1750-1760, sous l'épiscopat de Monseigneur de Vercel. Cet ensemble homogène, comprenant les lambris et le maître-autel, retable du choeur, chaire à prêcher et partiellement le décor des chapelles latérales, est remarquable par son style rocaille.
Le retable représente la lapidation de Saint Etienne, premier martyr de la foi chrétienne et patron de la paroisse. Il est encadré de deux niches abritant les statues en terre cuite dorée de Saint Pierre et de Saint Paul. Les lambris du chour, constitués de panneaux de même nature, portent les quatre Evangélistes (Saint Matthieu, Saint Marc, Saint Luc et Saint Jean). La Colombe du Saint-Esprit apparaît dans une nuée rayonnante. Les retables des chapelles latérales sont dédiés à la Vierge à l'Enfant ainsi qu'à Saint Jacques le Majeur, ce qui atteste d'une dévotion liée aux chemins de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.
Dans les fonts baptismaux sont désormais exposées les deux Pietà, classées et datées des XVIe et XVIIe siècles, de la Chapelle Notre-Dame de Pitié, ainsi que les toiles de 1953 offertes par l'artiste-peintre seixois, René Gaston-Lagorre (1913-2004) : Christ du Bon Pasteur, Vierge à l'Enfant, Baptême du Christ et Saint Etienne protégeant l'église de SEIX.
Les différents vitraux évoquent la charité de Saint Etienne, puis le Saint prêchant à Jérusalem : l'Apparition de la Vierge du Rosaire à Saint Dominique ; le Christ de la Transfiguration ; le miracle des roses de Sainte Germaine de Pibrac. Les trois premiers ont été réalisés en 1911 (date d'installation des quatorze stations du Chemin de Croix) ; les deux autres en 1926 et 1927.
Les douze croix de couleur rouge, peintes sur les murs, au cours de la consécration de l'église, symbolisent les apôtres.
Les sols des chapelles et du baptistère proviennent des diverses carrières de marbre communales.
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